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Petites histoires 9

 

 

  Horloge flash

 

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                                   VENGEANCE

Après avoir été arrêté par la Gestapo en 1944 et condamné à mort, un résistant avait été grâcié au dernier moment et interné dans un camp de concentration.

Neuf mois après, il ne pesait plus que quarante deux kilos. Le jour de Noël, le commandant qui le détestait à cause de son témoignage chrétien, le fit appeler.

Un bon repas de Noël était servi sur une table, et sous les yeux du prisonnier affamé debout dans un coin, il prit plaisir à savourer ce festin.

Quand il eut fini, il dit en riant: D. votre femme est un vrai cordon bleu. Depuis sept mois, elle envoie des colis tels que celui-ci, je les apprécie beau­coup !

D. sentait la colère monter, d'autant plus que Satan lui soufflait: Tu y crois encore à ton Psaume 23: « L'Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien »  Avec l'aide de Dieu, il put répondre à voix basse:

Oui, j'y crois de tout mon cœur. Il répondit calmement: Mon commandant, vous avez de quoi manger, mais vous êtes pourtant pauvre.

Le riche, c'est moi, parce que j'ai foi en Dieu et que j'ai été sauvé par le précieux sang de Jésus-Christ. Il s'en alla sous une bordée d'injures.

 Libéré à la fin de la guerre, l'ancien prisonnier fit enquête sur enquête pour savoir ce qu'était devenu son persécuteur.

Il apprit au bout de dix ans qu'il avait pu se sauver sous un déguisement et vivait tranquillement en famille dans son pays.

Le voyage en valait la peine. Avec un autre chrétien,

 D. se présenta un jour à l'adresse qu'il avait pu obtenir, et lorsque le commandant vint ouvrir, il se nomma. L'autre le prit de haut et prétendit n'avoir aucune mémoire des faits. Toutefois, le battement de ses paupières trahissait sa nervosité.

 Au bout d'un temps, lorsque tous les détails de la scène de repas eurent été évoqués, il ne put que se rendre à l'évidence.

Et vous êtes venu pour vous venger? dit-il d'une voix blanche.

Oui, justement ! Ouvrant un paquet qui ressemblait à celui de 1944,

D. déposa quelques pâtisseries sur la table en disant:

 Si vous voulez, nous allons manger cela ensemble en signe de réconciliation, en l'arrosant avec le café que Madame voudra bien nous préparer.

Comme l’ancien officier le suppliait en pleurant de lui pardonner ses cruautés,

D. pu lui répondre: Je vous ai pardonné ce jour-là, au camp, à cause de mon Sauveur.

 Alors, sans opposition cette fois, il lui parla de la grâce de celui qui fut crucifié pour nous et le pressa d'accepter le salut par la foi.

Le moment était propice, la semence était jetée.

Environ un an plus tard, ce couple déjà âgé confessait le Seigneur Jésus comme Sauveur.