Témoignage 47
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Témoignage de Michelle

Je voudrais vous dire ce que Jésus a fait pour moi.

J'ai eu 16 ans en janvier 2009. Je suis née en France, à côté d'Annecy, en Haute-Savoie dans un village près de la montagne.
Jusqu'à l'âge de 10 ans, j'ai été la plus heureuse des petites filles bien que mon papa et ma maman n'avaient pas beaucoup d'argent.
Ils étaient tous les deux des enfants de l'assistance et n'avaient pas de famille pour les aider. Mais moi je ne voyais que le bonheur d'avoir une maman pour moi toute seule puisqu'elle ne travaillait pas.

A l'âge de 9 ans, ma maman est tombée malade du cancer du sein. Je ne me suis pas inquiétée tout de suite, ne comprenant pas la gravité de cette maladie et ne comprenant pas qu'elle allait partir. A ma question : "Maman, elle est grave ta maladie ?", maman me répondait de ne pas m'inquiéter et je l'ai cru. Mais son état a très rapidement évolué vers un cancer des deux seins, des ganglions puis des poumons. Je l'ai vue perdre complètement ses cheveux et diminuer petit à petit. Une angoisse de plus en plus grande a envahit ma tête.

Ni m'a maman ni mon papa ne croyaient en Dieu. Mon père surtout était contre. Mais ma maman a fait la connaissance de chrétiens évangéliques qui croyaient que Dieu pouvait et voulait guérir les malades. Maman m'a beaucoup parlé de Jésus avant de partir. Elle a donné son coeur à Jésus. Un jour elle m'a prise dans ses bras et m'a dit : "Ne fait jamais comme moi. Ne vis pas une minute de ta vie sans penser et aimer ton Père dans les cieux"
J'ai vécu sans Dieu et maintenant j'ai beaucoup de mal à croire qu'il va me guérir. Ne fais pas comme moi, ma puce".
En vous racontant ces choses, j'entends encore sa douce voix qui voulait me prévenir.

L'été de mes 10 ans, ma maman, ne voulant pas que je la vois partir, m'a inscrite dans un camp de vacances chrétien. Dans ce camp; une monitrice m'a parlé de Jésus et moi j'ai bu ces paroles de toutes mes forces. Dans ma tête, ce Jésus dont on me parlait, nous aimait trop et ne pouvait pas laisser ma maman mourir.
Mais un jour, cette monitrice, en me prenant dans ses bras, m'a annoncé la mort de ma maman.

Devant elle et devant la directrice du camp, je n'ai pas voulu pleurer. Ni devant mes camarades de groupe. J'ai gardé les choses en moi en essayant de ne rien laisser voir. Tout le monde disait que j'étais courageuse. Mais non. Mais ces gens en qui j'avais mis ma confiance pour la guérison de ma maman, je les haïssais maintenant de toutes mes forces. Et Dieu aussi. Une nuit je me suis levée, je suis allée au bord du torrent qui passait près du camp, et j'ai dis contre Dieu toutes les choses les plus dures et sales que j'ai pu lui dire. J'ai juré de ne plus jamais croire en Dieu. J'ai juré de m'en sortir toute seule maintenant.
Je ne me rendais pas compte que si je lui parlait encore, c'est bien que je croyais encore au fond de moi qu'il existait, sinon pourquoi le maudire si il n'existe pas
.
Alors ont commencé pour moi les années les plus noires. Mon père, ne supportant pas le départ de ma maman, c'est mis à boire et à boire beaucoup trop. Il n'était pas violent quand il avait bu, Mais je ne le voyais presque plus. On avait dit qu'on s'en sortirait sans Dieu. Mais on ne s'en ai pas du tout sorti. Lui rentrait de plus en plus tard et moi je m'endurcissais contre tout le monde. J'avais une seule peur, c'est que l'assistante sociale qui nous rendait régulièrement visite ne décide de me mettre en famille d'accueil.
Mon père fini par perdre son emploi a la scierie et pourtant son patron a été très patient.
 
Je continuais a très bien travailler en classe pour ne pas donner a l'assistante sociale des arguments pour me faire partir. J'avais deja un an d'avance et je travaillais dur pour rester la première de ma classe. J'avais juré m'en sortir toute seule maintenant et je voulais y arriver.

J'étais inscrite dans un gymnase et je faisais de la gymnastique. C'est ma maman qui m'avait inscrite à l'âge de 5 ans. Je voulais faire sport études en secondaire et je savais qu'il me fallait travailler dure pour être admise. J'avais un professeur de gym qui avait 22 ans. Dans ce que je vivais, j'étais attirée par les hommes plus âgés que moi.
Je rêvais sans doute plus de protection que d'amour. Je suis tombée amoureuse de ce professeur. Ce n'était pas un homme mauvais et il a tout fait pour me faire comprendre que rien n'était possible entre lui et moi. J'ai insisté. Ce qui est arrivé par la suite est de ma faute. Je ne me rendais pas compte de ce que je faisais naître en lui. Je faisais semblant d'être une femme. Mais quand j'ai eu mes règles, j'ai eu peur de tomber enceinte et j'ai voulu tout arrêter. Il n'a pas pu le supporter. Il s'est vengé sur moi.
Jusqu'à ce moment là il avait été tres doux et tres calin.

Pour moi et pour lui alors a commencé un enfer. Je me suis fais beaucoup de mal et lui m'en a fais aussi beaucoup.
Il est devenu l'ami de mon père et ils faisaient le tour des bars ensemble. Un soir il est rentré avec mon père et avec trois copains. Mon père étaient ivre complètement et je l'ai couché dans sa chambre et il s'est aussitôt endormi avant que je ne réussisse a le coucher dans son lit.

Ce n'est pas la peine que je dise la suite. J'ai voulu m'en sortir sans Dieu et j'ai moi-même détruit ma vie. J'ai terminé la nuit chez une voisine très âgée qui vivait toute seule dans une vielle ferme tres sale. Elle a appelée la mairie et l'assistante sociale est venue me cherchée.
Mon père a perdu la possibilité de me garder. J'ai appris qu'il n'était pas mon vrai père. Il a été condamné pour non assistance a un an de prison freme et moi j'ai été placée chez un oncle a ma mère dont je ne connaissais même pas l'existence. Il habite au Québec et a bien voulu accepter ma garde jusqu'à ma majorité.
Mon professeur de gym est parti a l'étranger. Les autres ont dis paru aussi. Je me fou d'eux et de ce qu'ils sont devenus. C'est autant de ma faute que de la leur.
J'ai voulu m'en sortir sans Dieu et je me suis perdue.

Je suis arrivée au Canada en septembre 2005. L'idée de me suicider faisait de plus en plus son chemin dans ma tête. Mais j'avais peur de souffrir ou de me rater.
Mais je pense que j'ai ouvert ma vie à un esprit de mort en pensant trop souvent au suicide.
J'y pensais de plus en plus régulièrement. Je cherchais des façons. Cette décision grandissait en moi. Elle m'aspirait de plus en plus au point de me sentir comme liquide quand j'y pensais. Je continuais a vivre mais comme une zombie. J'étais deja morte dans mon coeur. Mais je ne voulais pas qu'on me plaigne et je faisais tout pour ne rien faire paraître de ce que je ressentais en moi. Me sentir sale. Prendre mon corps en horreur. Je faisais cauchemars sur cauchemars et je me réveillais le matin épuisée.
 
Un soir mon oncle et ma tante (je les appelle comme ça mais se ne sont pas vraiment mes oncle et tante). M’ont demandé de venir avec eux chez des amis. J'ai prétexté un mal de tête pour refuser. Ils m'ont dit d'aller me reposer dans ma chambre et m'ont avertis qu'ils ne rentreraient que très tard dans la nuit.
C'était en décembre 2005. J'ai pris ma décision de me suicider cette soirée là. J'étais vidée complètement de mes forces. J'étais a bout. Mais je ne le laissais pas paraître à l'extérieure. Je continuais de très bien travailler en classe et je ne voulais pas que personne sache ce que je vivais. Sans doute par orgueil et par dureté.
J'ai appris a m'endurcir et a ne rien laisser paraître. Mais en réalité j'étais a bout. A bout d'espoir de la vie. A bout de forces de me battre.
Alors à quoi bon. Je suis descendue a la cuisine, j'ai cassé une bouteille a moitié vide de vin. Je me suis couchée sur le lit et avec le tesson de bouteille j'ai plusieurs fois lacéré mon poignet. Je n'ai pas souffert mais je me suis seulement sentie partir.

Je me suis réveillée aux urgences. En faite ma tante, presque arrivée chez leurs amis,  avait oublié un livre qu'elle avait promis de rendre. Elle est retournée a la maison.
Elle a voulu s'assurer que tout allait bien et elle est rentrée tout doucement dans ma chambre. C'est elle qui a prévenu l'hôpital.

La docteur qui s'est occupée de moi à l'hôpital était chrétienne. Et juste avant de tenter de me suicider j'avais voulu essayer de retrouver ma monitrice sur internet. J'étais allée sur des blogs de chrétiens en espérant la retrouver mais sans beaucoup d'espoir. Mais je savais qu'elle faisait partie d'une groupe de jeunes qui avaient créé un blog sur internet pour parler de Jésus. Je suis tombée sur un blog chrétien sur skyrock où une fille de 18 ans avait mis son adresse de mails.
Par la suite j'ai appris que sa maman lui avait conseillée de ne jamais rendre visible son adresse de mail.

J'ai parlé avec cette fille qui habite Valence. J'ai donné ma vie à Jésus et je suis maintenant la plus heureuse à cause de ma joie d'avoir rencontré Jésus. J’ai demandé pardon pour mes péchés, mais je ne vais pas encore dans une assemblée vu ma situation actuelle
Je veux penser à Lui le plus possible dans mes journées. Jésus m'a consolée et m'a guérie.

Je fais des chants ou je dis ce que je ressens pour Jésus. Vous pouvez les écouter sur ce lien :
http://michellev.hitmuse.com/

Merci mon Jésus de m'avoir aidée et de ne pas m'avoir écoutée quand je t'ai maudite. Tu savais que je ne savais pas ce que je te disais.
Merci de m'avoir lavée et de faire que je me sente propre et belle devant Toi